Et belle, l'échappée...
( pardon de cette absence, l'ordinateur ne marchait pas comme je voulais )
Il faudrait vous dire la douceur belle de ce week-end, pétales de calme, deux jours fleuris sous la pluie.
Vous raconter la route sous l'averse fade, les embouteillages et la mer derrière une colline, après le virage. Vous parler de l'ambiance dans la voiture. De Thomas Fersen, Bénabar, Amy Winehouse, Mika et Daniel Balavoine. De pleins de chansons, très faux, celle du petit âne gris, et celles qu'on apprenait en cours d'anglais. "Dans quel groupe chantait Freddy Mercury ?"
Raconter tous les livres futiles.
Le guide du routard de la Floride, les pages people, et Cosmopolitain, avec les "101 raisons pour lesquelles c'est bien d'être une fille". Marianne avec " L'hyper pouvoir des hypermarchés", pour être un tout petit peu moins futile.
Ma découverte mesquine de Guillaume Musso, qui m'a fait glousser de moquerie méchante.
Et un roman Harlequin, aussi, avec Graham Maxwelle et Rosalinde Hammond qui se détestent mais sont secrètement et torridement amoureux et finissent par se marier.
Et au retour, Mary Higgins Clark, avec toujours, de belles héroïnes journalistes qui cachent un douloureux souvenir d'enfance, forcément.
Et qui gagnent à la fin.
Et qui se marient aussi.
Les couleurs de l'air dehors, et une virée au magasins de fleurs. Un varan derrière une vitre, et la trilogie du samedi sur M6.
Le mot " épouvantail" au jeu du pendu, et de l'eau de Cologne sur les mains. Du poivre vert, du foie gras et de la chantilly. Des heures de sommeil lourd, immobile, plein. Le livre de Monsieur maladroit qui a mis sa lettre dans le grille-pain.
La fête des mères avec un poème, ou comment faire rimer " la plus belle " avec " je t'aime " quand on a 11 ans. Et surtout, surtout, des rires.